Une vie au calme à la montagne entourée de mon mari, de nos deux filles, de notre chien et de nos poules. Beaucoup (trop) de laine pour adoucir le quotidien, des livres pour rêver et la nature pour s'évader.
Quand l’enfance a pour décor les années 70, tout semble possible. Mais pour cette famille de rêveurs un peu déglinguée, formidablement touchante, le chemin de la liberté est périlleux. Isabelle Carré dit les couleurs acidulées de l’époque, la découverte du monde compliqué des adultes, leurs douloureuses métamorphoses, la force et la fragilité d’une jeune fille que le théâtre va révéler à elle-même.
« On devrait trouver des moyens pour empêcher qu’un parfum s’épuise, demander un engagement au vendeur – certifiez-moi qu’il sera sur les rayons pour cinquante ou soixante ans, sinon retirez-le tout de suite. Faites-le pour moi et pour tous ceux qui, grâce à un flacon acheté dans un grand magasin, retrouvent l’odeur de leur mère, d’une maison, d’une époque bénie de leur vie, d’un premier amour ou, plus précieuse encore, quasi inaccessible, l’odeur de leur enfance… »
Isabelle Carré déploie son texte sans chronologie, laissant à sa mémoire le soin de guider le fil du récit. Bribes, flashes, séquences, d'une histoire de famille hors norme, une histoire d'époque, on avance dans le temps à la manière du flux et du reflux des marées, jusqu'à ce que la mer soit haute, que tout se rassemble, que tout y soit, restitué ou inventé. Peu importe, on referme le livre avec le sourire, contaminé.
Et l'été s'en est allé. Cette année tout particulièrement je ne l'ai pas vu passer. C'est vrai aussi que le mois d'août a apporté son lot de jolis chamboulements par ici. Nous avons accueilli une petite personne dans notre famille, et elle nous prend tout notre temps. Je savoure chaque instant passé avec ce petit être et même si parfois ce n'est pas facile, c'est une éternelle source d'émerveillement. Il va sans dire que le temps de tricot s'en trouve fortement impacté, il fallait jouer malin. C'est ainsi que j'ai combiné mon envie d'un gros châle d'hiver et un tricot rapide et efficace.
* Le patron:
Le châle Even cowgirls se tricote en aiguilles 4 mm (comme je tricote serré, j'ai opté pour des aiguilles 4.5 mm). Il est de forme triangulaire et alterne différentes sections de points texturés. C'est un vrai bonheur à tricoter, on a très envie d'atteindre la section suivante, découvrir le dessin du motif. C'est stimulant et dans le même temps il ne demande pas une concentration de joueur d'échec; on peut facilement le laisser de côté en cas d'urgence (couches, perte de tétines ou autre réjouissance!). Les explications existent en rang par rang ou sous forme de diagramme et sont d'une clarté sans faille.
* La laine:
J'avais dans mon stock de laine de la Lima de Drops. c'est un fil DK composé à 65% de laine et à 45% d'alpaca. Cela lui donne un rendu un peu pelucheux, mais très chaud et doux, parfait pour la saison à venir. Les fibres ne sont pas traitées, ce qui signifie que la laine a été seulement lavée et qu'elle n'a pas été exposée à un traitement chimique avant la teinture. Cela met en évidence les propriétés naturelles des fibres, tout en donnant une meilleure qualité de forme et de texture.
* Les plus:
Le patron est proposé en rang par rang ou en diagramme. Personnellement, c'est la méthode que je préfère.
Le résultat final est un très grand châle triangulaire (définitivement ma forme préférée), avec une amplitude parfaite pour s'emmitouffler. Les différentes sections sont très harmonieuses, et permettent de rythmer le tricot, sans le rendre complexe. J'adore tout particulièrement les jeux de texture.
Le modèle original est présenté avec des franges, mais c'était un peu trop chargé pour moi et j'avais peut de ne pas assumer le côté trop "far-west"!
Quelle est belle cette citation de Gaston Bachelard!
Le noir est l'antithèse de la lumière, son contraire, son opposé, ses ténèbres, son amne damnée (sic!). Michel Pastoureau (historien) a consacré un livre entier à cette couleur. Il avait également été l'invité de France Culture il y a quelques temps... cliquez ici.
Où l’on apprend que la couleur préférée de la population est le bleu. Et parmi toutes les couleurs, le Noir se situe en milieu de liste, le jaune est dernier.
Parce que le noir est ambivalent. Livrée du luxe (smocking et caviar) comme de la misère (suie, crasse et pollution, gueules noires et deuil), la couleur noire cumule parfois dans le même temps charge péjorative et valeur appréciative.
Aujourd'hui plus que jamais: de l"outrenoir" de Soulages aux listes, livres, messes, moutons et idées forcément noirs, dont la langue préserve la charge négative, la dimension secrète, menaçante, sinon interdite.
Mais je m'égare...
Le noir de mon pull n'est qu'une couleur parmi d'autres. Un noir humble et luxueux, subtil et brillant, élégant et austère.
Un pur bonheur à tricoter, la laine étant douce, ronde et moelleuse; ça monte viiite et les points texturés, les torsades et la construction atypique en font un bon projet rythmé.
Oxo cable pullover - Pure Alpaca Purl Soho - Aiguilles 4.5 et 5 mm
Il est des projets qui peuvent vous réconcilier avec la terre entière, qui vous font sentir fière, qui vous procurent une satisfaction totale. Bryum est de ces projets. Je l'avais vu poussé sur la blogosphère, je le trouvais beau, facile à porter et déclinable à l'infini. J'adorais le point, mais je ne sais pas pourquoi, je me disais qu'un si beau châle ne pouvait être que compliqué, parce que magnifique. Erreur ! Il ne s'agit que d'une alternance de rayures et de point texturé tout cela au point mousse; mais le résultat est bluffant.
Bryum a été pensé par deux amoureuses de la laine, deux férues de tricot: "Les Petits Points Parisiens" et "Lilofil". C'est d'ailleurs pendant le tricothé du jeudi soir aux Petits Points Parisiens que j'ai craqué sur la laine, si douce, si moelleuse, si chaude et si agréable à tricoter. Le châle monte vite et contrairement à certains autres, on ne s'ennuie pas: la "faute" à l'alternance de session de rayures et de session texturée mais aussi à la construction ingénieuse transversale qui permet de ne pas saturer les aiguilles de mailles.
Je n'ai fait qu'une modification minime. En effet, le châle est préconisé en fingering. Mais comme je tricote serré et qu'en plus je voulais lui donne un petit peu plus d'ampleur, je l'ai tricoté en 4 (whou, la transgression de malade !).
J'en suis folle, je l'adore et du coup... Avalanche de photos en mode bretonne et ciré jaune (ma tête est restée à la mer) !
Je suis une fille plutôt bien organisée. Cela est surtout dû à mon excellente mémoire qui ne me fait jamais défaut. J'arrive à retenir un nombre incalculable de choses (plus ou moins utiles) qui peuvent aller d'une date au prénom d'une personne, d'une adresse à la liste complète des courses que j'ai à faire.
L'avantage, c'est que j'oublie rarement, l'inconvénient c'est que mon cerveau carbure à 200 à l'heure toute la journée pour des petits détails insignifiants qu'il a décidé de retenir et auxquels je me retrouve à penser plusieurs fois par jour, jusqu'à ce que cette tâche soit effectivement effectuée. Du coup, là-haut, ça tourne non stop.
Alors, j'ai cedé aux sirènes du marketing et de la tendance pour investir dans un carnet et quelques feutres pour créer mon propre bullet journal et désencombrer un peu mon petit cerveau.
Il y a mille façons de façonner son journal, mais chacun à un socle commun. Je vous conseille, si vous êtes intéressé, de visionner cette courte vidéo qui explique les bases de ce BUJO.
Cet « agenda créatif à personnaliser » séduit par sa grande souplesse : aucune année n’est inscrite, donc rien ne vous empêche de le commencer plus tard si vous êtes du genre à accumuler les carnets neufs dans un tiroir ; de même, c’est à vous d’inscrire les différents mois pour chacune des sections, ce qui est bien pratique puisque cela signifie que vous pouvez acheter ce carnet à n’importe quel moment.
On trouve ensuite dans la partie d’introduction des pages explicatives illustrées claires et succinctes pour vous aider à tirer parti au mieux de votre journal ainsi qu’un index pour établir un sommaire et trouver tout de suite ce que l’on cherche, les pages étant toutes numérotées.
Avant de rentrer dans le détail des mois, nous sommes par ailleurs invités à nous fixer des objectifs sur l’année en remplissant la double page où apparaît une grande case par mois, de janvier à décembre. Placé en début d’ouvrage, cet aperçu vous rappellera régulièrement ce qu’il vous reste à accomplir, que vous soyez en retard sur ce que vous avez prévu ou non.
Du côté des listes proposées, vous aurez de quoi vous amuser car elles sont très variées : recettes préférées à inscrire pour les préparer, mais aussi choses que vous avez envie de faire , organisation de fêtes, planification de voyages, films, livres et chansons préférés, sorties à faire, suivi de votre temps de sommeil et de vos activités sportives sur l’année, liste de courses, portraits des gens que vous aimez, etc.
Sans compter de nombreuses sections vierges à personnaliser intégralement selon votre inspiration et vos besoins du moment (autant vous dire que c'est là que je vais mettre toute ma partie tricot!).
L’idée est de pouvoir vous accorder de petites respirations chaque semaine au milieu d’une organisation rigoureuse, mais aussi de garder près de vous ce qui vous inspire, vous motive ou vous permet tout simplement de vous sentir bien. Une attitude positive, qui permet de ne pas rester dans la simple rêverie, mais d’être au contraire véritablement actif pour réaliser les rêves et projets en dehors de ceux dont la réalisation est en cours. Un bon moyen pour lutter contre la procrastination !
Je viens de commencer le mien et j'adore ce petit moment que je m'accorde chaque jour pour me pencher sur sa réalisation, pourvu que ça dure!
Dès qu'on me parle de mosaïques, ou que j'en vois quelque part, mon esprit ne peut s'empêcher de me ramener en arrière lorsque j'ai eu la grande chance de visiter Rome.
Plus précisément, j'ai été profondément marquée par les thermes de Caracalla. Un peu en dehors de Rome, au pied de la colline de l'Aventin, les ruines de ces thermes sont imposantes et permettent aux visiteurs de découvrir les restes de ce qui fut l'un des plus riches et des plus somptueux centres thermaux de l'Empire romain.
Les ruines des thermes de Caracalla sont les mieux conservées de l'empire romain et permettent de bien se représenter les différentes zones des thermes. Ce qui m'a le plus frappé c'est l'état de conservation de pans entiers de mosaïques qui décoraient les bains. Bien que désormais très peu nombreux, ils sont tout simplement magnifiques et représentent la perfection pour tous les amateurs de géométrie, d'ordre et de précision comme moi! Ces formes parfaitement géométriques et ces dessins en miroir ont sur moi un réel effet apaisant.
Le rapport avec le tricot dans tout ça? Et bien , normalement aucun; mais cela a changé lorsque j'ai vu ce châle. Tricoté avec deux laines contrastantes, Emiliana se pare de deux bandes de mosaïques centrales tout simplement magnifiques.
Motivée par la naissance du dessin j'ai mis tout juste une semaine pour le finir. C'est un modèle très addictif, durant lequel on ne s'ennuie pas. Je ne l'ai pas trouvé complexe, bien au contraire, et je le conseillerais aux débutantes. En effet, et c'est un peu là ma déception, le dessin ne s'obtient pas à partir d'un jacquard mais d'un simple jeu de mailles glissées. Certes, cette construction est plus abordable et aisée, mais je trouve le résultat moins net et moins ambitieux.
La forme très enveloppante et sa taille généreuse me garantiront de rester bien au chaud cet automne et cet hiver.
Enfin, je le trouve très joli quand même, la laine jouant beaucoup dans le résultat final.
Les journées grisouillent (du verbe grisouiller, si ça existe !) et se rafraîchissent comme il se doit en ce début de mois de novembre. J'ai ressortit les gros pulls, les sous pulls, les t-shirts à manches longues, les grosses chaussures avec de la moumoute... Bref, je suis prête pour affronter l'hiver.
Mais comme toute tricoteuse (et frileuse), je n'ai jamais assez de châles, écharpes, snoods et autres étoles dans mes tiroirs... Et le choix sur la toile ne manque pas.
Le modèle m'avait tapé dans l'oeil depuis un bon moment mais je ne savais pas encore si je l'aimais d'amour ou si je le détestais cordialement... J'ai fini par céder à son appel et me voilà avec une feuille de bananier autour du cou.
Je voulais un châle original, je l'ai eu:
Il est bicolore: un beau rose saumoné (les fashionistas diraient "corail") associé à une laine beige pailletée de milles couleurs. Pour les changements de couleurs, je me suis inspirée de la construction du modèle qui se fait en trois parties (début, corps et fin) et j'ai par ailleurs "marqué" le milieu en le faisant en couleur contrastante également.
Il est doux, soyeux et enveloppant à souhait (204 cm de long, belle bête). Un vrai bonheur à porter.
L'étole se tricote vraiment très facilement et d'ailleurs les répétitions deviennent très vite addictives: on a envie de finir une partie pour faire apparaître la suivante et voir se former progressivement le dessin de la feuille. La construction est astucieuse et les explications vraiment très claires.
Banana Leaf Shawl de Yuki Ueda - Aiguilles 3.75 mm - Laine Juno Fibre Alice Lace coloris party shoes et Laine Koigu Painter's Palette Premium Merino coloris mixed
Nous avons donc changé de maison, de mode de vie, de village, et donc aussi de chemins de balade. En ce dimanche d'été en plein mois d'octobre, nous avons troquer les travaux pour nos chaussures de marche et sommes partis découvrir les environs. Des chemins de traverse, un peu escarpés mais offrant des petites merveilles pour les yeux. Des fauves en baignade.
Nous avons cette chance absolue de vivre au milieu de la nature, sans être loin de la civilisation. Aujourd'hui, sur ces petits chemins de GR nous étions seuls, mais pour autant très bien entourés: des bruits, des couleurs, des animaux, une nature flamboyante.
Rentrer requinqués, reprendre les outils mais ce dire que oui, décidement, ce choix est le bon; nous sommes heureux.
Cette année, ce sera notre premier Noël dans notre nouvelle maison à la campagne. On aimerait qu'il neige, pour voir courir les toutous dans le jardin, pour se sentir vraiment en hiver (comme dans les publicités Kinder), pour se retrouver au coin du feu avec juste des bougies, et aussi pour vraiment préparer Noël. C'est d'ailleurs à ça que sert l'Avent, non, à se préparer.
Notre sapin est arrivé à la maison aujourd'hui. Il a poussé chez un agriculteur qui aime les arbres et qui leur parle (c'est vrai de vrai, il dit que du coup ils sont plus verts, "on dit bien que les vaches font du meilleur lait, alors on tente!"). En attendant, il a bien fallu lui préparer une garde-robe à notre futur locataire, on allait pas le laisser tout nu dans le salon.
J'ai vu fleurir ici et là, de jolies décorations à mettre sur le sapin et à faire soi-même... Je me suis bien entraîné d'abord sur du papier brouillon et puis je me suis lancée. A la fin des premiers découpages, j'ai encore tous mes doigts! Une seule petite mise en garde, c'est très addictif comme activité, on risque de se retrouver submerger d'étoiles et autres pampilles.
Je suis assez contente du résultat, ça ne coûte pas bien cher (le prix du papier et de l'impression) mais la satisfaction est totale. Je ne vous cache pas que le sapin est également garni de décorations plus "commerciales", mais j'aime bien penser qu'il a aussi sa petite touche d'originalité, son petit côté unique.
A partir du 1er juillet, je vais être entourée de livres à longueur de journée et ça me rend toute chose! Je suis officiellement bibliothécaire et je m'occuperais des bébés, des minis pouces et des ados.
Cela n'a pas été facile, cela s'est fait dans la douleur, l'incompréhension et quelques larmes aussi. Mais ce qui compte c'est le résultat, je regarderais le chemin parcouru plus tard, quand tout cela se sera apaisé, comme la mer après l'orage. Faire table rase du passé et aller de l'avant. Et puis, franchement, y a t-il meilleur compagnon de route que les livres?
Je suis heureuse aujourd'hui, et c'est le principal. Et surtout, je vais pouvoir mettre en application une vraie philosophie de vie.
Prendre le large. Dans une mer verte, pour une balade entre terre ciel et eau. Traverser des passerelles, passer des ponts. Tendre l'oreille et se faire surprendre par le concerto des crapauds (c'est fou comme ça croaque fort ces petites bêtes là!). Se promettre de revenir bientôt, cet été et puis à l'automne aussi pour voir évoluer le marais, le voir vivre et faire partie de ce petit miracle. Rallonger le parcours la prochaine fois, prendre plus le temps et peut-être emmener un beau pique-nique. C'est un peu l'image d'un paradis terrestre. (Sentier de découverte de Maincourt)
On s'est extasié devant ce bel automne indien qui n'en finissait plus, nous offrant des couleurs à couper le souffle et des températures plus que supportables. Remballez les pulls en coton et autres petites vestes; ce temps est révolu! Maintenant, plus de doute, il caille, et pas qu'un peu!
Il est temps de ressortir (ou de tricoter) des pulls bien chauds, des gants, des plaids et...des écharpes!
Voici Thomas, en Fonty Pole de chez Lil Weasel. Un modèle perso, car j'avais envie de tester un nouveau point issu du livre 300 points au tricot. Soit dit en passant, ce livre est loin d'être une arnaque, il y a pleins de jolis points que l'on peut glisser dans tous les ouvrages: une vraie caverne d'Ali Baba et pas cher en plus (je n'ai pas d'actions chez eux, je kiffe juste ce livre).
Thomas l'écharpe vaut son pesant de cacahuètes, à savoir 10 bonne pelotes de Fonty Pole. Alors, il est un peu lourd autour de mon cou, mais il tient tellement chaud et c'est un peu tout ce qu'on lui demande non? Bon, et il est joli aussi.
Pour le point il s'agit de côtes cartouchières (pour le côté western) qui s'obtiennent sur un nombre de mailles multiple de 4, +3 m:
1er rang: 3 mailles endroit, *1 maille glissée à l'envers avec le fil devant ,3 mailles endroit* répéter de * à * jusqu'à la fin.
2ème rang: 1 maille endroit, *1 maille glissée à l'envers avec le fil devant, 3 mailles endroit répéter de * à * et finir par 1 maille glissée à l'envers avec le fil devant, 1 maille endroit.
Je l'avoue, il n'y a pas de quoi choper une entorse au cerveau, mais l'avantage de ce point c'est qu'il ne roulotte pas, contrairement aux côtes "normales", et qu'il est totalement réversible, ce qui, pour une écharpe n'est pas complètement secondaire.
Je profite de ce petit message pour vous présenter le nouveau venu dans la famille: Bouli! C'est un croisé labrador de 6 ans que nous sommes allés adopter dimanche à la SPA. Pour résumer, c'est une guimauve de tendresse et de câlins. On espère qu'il deviendra le meilleur ami de jeux de Flapie. Pour le moment, nous sommes en phase d'observation... On croise les fingers!
L'automne est de retour. Nous y sommes. Les feuilles rougissent, le vent fraîchit et souffle un peu plus fort, les matins sont frais. On peut enfin s'emmitouffler dans tous nos tricots, allumer des feux de cheminées se gaver, de soupes, gâteaux et autres petits plaisirs...
Alors aujourd'hui je voulais partager avec vous une petite recette toute bête d'un gâteau d'automne délicieux. A vos fourneaux!
Ingrédients:
- 1 yaourt nature
- 2 (grosses et généreuses) cuillères à soupe de crème de marron
- 3 oeufs
- 1 pot de yaourt d'huile
- 2 pots de yaourt de sucre
- 3 pots de yaourt de farine
- 1/2 sachet de levure chimique
- 2 poignées de noix
Il ne vous reste plus qu'à mélanger tous ces ingrédients dans l'ordre, versez la préparation dans un moule beurré et enfourner à 180°C pendant environ 40 minutes... C'est prêt.
Après un été indien très clément, c'est avec une joie non feinte que j'ai sauté à pieds joints dans l'hiver. Notre jardin a connu ses premières neiges, les paysages sont à couper le souffle et les températures nous permettent encore d'en profiter au maximum. Cette atmosphère neigeuse et hivernale m'a donné très vite envie d'un gros pull en jacquard... J'avais depuis déjà un long moment le pull Stasis en tête. Je me voyais déjà le porter sans réussir à franchir le pas de la réalisation. C'est désormais chose faite, et je suis tellement contente du résultat que vous risquez d'en voir défiler des pull en jacquard!
* Le patron:
Ce patron est parfait pour tous ceux qui souhaiteraient se lancer dans le jacquard, sans en avoir une grande expérience. En effet, le travail se fait avec seulement deux couleurs et sur un nombre très limité de rangs.
La désigneuse s'est inspirée de la technique du "Blackwork", technique de point compté basée sur point arrière. Le résultat est une dessin très géométrique et facile à suivre pour un résultat bluffant et vraiment pas ringard pour deux sous. Le temps des énormes dessins Disney sur le devant du pull dans des couleurs criardes est définitivement révolu!
* La laine:
La Sprindrift est une laine 100% pure laine produite et filée dans les Iles Shetland en Écosse, par Jamieson's of Shetland (Toi aussi tu viens de penser à Outlander et à Jamie, avoue!).
Cette laine se prête particulièrement aux tricots Fair Isle (ou jacquard). Je voulais ici faire une plus grande place à cette marque. En effet, cette entreprise est basée dans les îles Shetland, les îles les plus au nord de toutes les îles d’Écosse. Ces îles sont célèbres pour leurs moutons et leur laine, connue dans le monde entier pour sa finesse et sa chaleur.
L'objectif de cette entreprise est de développer l'image de la laine Shetland afin d'augmenter le prix des toisons des éleveurs locaux. Jamieson and Smith achète environ 80 % de la laine produite sur les îles et joue de ce fait un rôle majeur dans le maintien de l'économie fragile des Shetland basée sur des petites fermes (crofts), ainsi que de son industrie et son héritage culturel en matière d'arts textiles.
Tous les profits générés par la vente des produits de cette véritable laine Shetland est réinjectée dans l'économie des Shetland. Toutes leurs laines portent le logo des Trois Moutons (Three Sheeps) qui garantit que le produit est composé à 100 % de véritable Laine Shetland, de moutons Shetland nés et élevés sur ces îles.
* Les plus:
J'ai retrouvé avec plaisir le chemin du jacquard. J'avais oublié combien un projet pouvait être gratifiant et plaisant avec juste ce qu'il faut de défi pour le rendre addictif. Les couleurs que j'ai choisi me font inévitablement penser à l'automne, et je trouve qu'elles s'accordent parfaitement dans ce jeu de couleurs. Le patron est bien écrit et très détaillé. On sait toujours où on en est dans son travail, il n'y a pas de place pour les interrogations. C'est vraiment un pull qui se tricote facilement (devant la série Outlander par exemple!)
Mon nouveau châle chéri vient de tomber de mes aiguilles et depuis qu'il a fini de sécher il ne quitte plus mes épaules. J'ai l'impression d'emmener avec moi un bout de ciel bleu strié de nuages, ou un morceau d'océan écumant. En fidèle passionnée de bleus, ce châle est tout simplement le Saint Graal pour moi.
Il est par ailleurs parfait pour la saison. Tricoté en fingering, c'est un châle léger, mais son ampleur permet de s'emmitouffler et de se couvrir pour se protéger des vents frais.
Au niveau de la technique, rien de sorcier. Du point mousse à n'en plus finir, des rayures et enfin, la récompense à la fin, les jolis chevrons qui donnent toute sa particularité au châle. Pour ma part, j'ai dû raccourcir les chevrons par manque de laine, néanmoins, il reste très grand et j'ai pu utiliser mes deux écheveaux au maximum.
Au niveau de la laine, j'étais d'abord partie sur une combinaison noir et rose. Mais en ouvrant ma malle, je suis tombé sur ces deux écheveaux qui étaient fait pour se rencontrer. Le rendu est très solide et doux à la fois. La combinaison des couleur me fait penser à l'écume des vagues de l'océan, avec les variantes que prend l'eau en focntion de la météo. J'ai presque envie de sortir mon ciré jaune poussin...
D'ailleurs, côté satisfaction, ce projet rempli un maximum de critères: il est immense mais léger, il m'a permis d'utiliser au maximum mes laines en adaptant le patron, les couleurs s'harmonisent parfaitement et le bleu dégradé a été un vrai plaisir à tricoter car on apeçoit les changements à chaque maille.
Vous auriez dû me voir le soir où il a été fini, faire des petits bonds de joie. C'est à ce moment précis que je me rend compte à quel point le tricot me satisfait et me rempli de bonheur simple.
Châle Holey chevrons de Stephen West - Laines Hedgehog Fibres coloris Plankton et LITLG coloris Spring Clug - Aiguilles 4 mm -
Alors que j'écris cet article, je peux voir par la fenêtre les arbres qui roussissent. Les champs autour de la maison ont tous été labourés, ils semblent un peu nus mais il y a aussi quelques tournesols résistants qui sont passés entre les griffes de la faucheuse et qui lèvent fièrement leur tête dorée vers le ciel infiniment bleu. Je les regarde, il me mettent du baume au coeur et m'arrache un petit sourire. Ils ont l'air si fiers, avec un air bravache d'avoir encore les pieds dans la terre. Je résiste à l'envie irrépressible d'aller les ramasser pour mettre encore un peu de soleil à l'intérieur. Bref, c'est l'automne et comme un vieil ami que l'on a pas vu depuis trop longtemps, il m'a manqué, beaucoup. En ce moment mes balades sont ponctués de récolte de trésors: des noix, des mures, des feuilles que je collerais dans mon cahier. Plein de beaux souvenirs, de plaisirs simples pour les yeux. Il est aussi temps de prendre soin de soi, de chez soi. Il était temps de tricoter un compagnon de balade, pas encore trop chaud, avec de jolies couleurs...
* Le patron:
A girl's best friend est de forme triangulaire et se tricote du haut vers la pointe. Le corps texturé est suivi de deux bandes de dentelle en couleur contrastante, accentuées par des petites rayures au point mousse d'une troisième couleur. Il se termine par une bordure en côtes qui lui donne un petit look plus moderne. Ce joyeux mélange de couleurs et de texture en font un tricot divertissant, un compagnon polyvalent de nos moments tricot.
J'ai eu un souci au moment du blocage. il semblerait qu'encore une fois j'ai fait un rabat bien trop serré (alors même que j'avais augmenté ma taille d'aiguilles pour cette étape). Et une fois le moment venu d'étirer le châle, impossible de la mettre à plat. Si je tirais sur la pointe, les cotés le relevaient vers l'intérieur, et inversement. Après une bonne demi-heure d'acharnement (têtue, moi?), j'ai abandonné les épingles au profit d'un blocage loin d'être conventionnel mais clairement plus efficace, sur le dos d'une chaise. La morale de l'histoire: il va vraiment falloir que je me penche sérieusement sur les différentes techniques de rabat, parce que franchement, c'est quand même rageant.
Une fois sec, le châle a une forme tout à fait normale, mais la pointe rebique vers l'intérieur, et on sens que ça tire au niveau des côtes.
* La laine:
J'ai fait un choix "audacieux". j'ai combiné deux laines fingering retordues avec une laine single (pour la dentelle). C'est une des premières fois que je fais cela, parce que l'occasion ne s'était jamais présentée avant. J'avais la laine vert d'eau et blanche en stock. La laine rose m'a été offerte par une très chère amie. Je trouvais le trio harmonieux; j'ai donc choisit de mettre en avant les couleurs sans prêter attention aux textures. je suis ravie du résultat. Les couleurs se répondent bien et je trouvent que les textures différentes apportent une profondeur au châle.
* Les plus:
A Girl's best friend est un châle ample et très enveloppant. Je crois que définitivement la construcitoon rectangulaire est ma préférée que ce soit au moment du tricot que quand je le porte. Il couvre bien les bronches sans faire un surplus de matière autour du cou. Les couleurs lui donne un côté vintage que j'aime beaucoup.
Dois-je encore vanter les talents de désigneur d'Isabell Kraemer? Ces explications sont claires, intelligentes, brèves et efficaces. On ne se perd pas, on se laisse guider.
- Laines: Quenouille et Mousseline fingering coloris Quenouille et Mousseline, Petit Bout de Laine Sweet fing coloris Canyon clay et Les petits points parisiens single fingering coloris Poppy
1-Commencer le mois avec un jour férié, et ce n'est que le début. Faire des crêpes aussi jaune que la lune (merci les poulettes!). 2- Les plants de pommes de terre sortent doucement. 3-Se régaler d'un oeuf à la coque et de mouillettes pour le petit déjeuner. 4- Prendre Florette dans mes bras pour mon tout premier câlin de poulette, c'est tellement doux les plumes. 5- Vider le garage de tous les encombrants moches et déglingués laissés par les anciens propriétaires. On respire. 6- Lire dehors, allongée dans l'herbe et au soleil; un roman qui rend heureux. 7- Le seul jour travaillé de la semaine. 8- Une journée d'orages avec des éclairs et un ciel grincheux. Profiter d'une accalmie pour ramasser les pommes de pin en prévision de l'hiver. 9- Un délicieux cake aux légumes qui embaument la maison; les fauves qui jouent comme des fous dans le jardin. 10- Les poules qui viennent à ma rencontre maintenant quand elles m'entendent approcher du poulailler. 11- Mettre en route le potager avec des laitues, des tomates de toute forme et toute couleur, des concombres, des courges et courgettes, des fraises, des framboises et de la rhubarbe. On va se régaler. 12- Construire les tipis et autres "échelles" pour les plantes grimpantes. 13- L'homme est rentré, il pleut mais nous sommes heureux (Ernestine nous a quitté ce matin, je l'ai trouvé "endormie" sous l'arbre, ce n'est pas un moment heureux, mais cette poule m'a apporté tellement de joie que je me devais de l'écrire, pour m'en souvenir). 14- La folie de la semaine reprend, avec sa valse de trajets, tâches diverses et variées... Mais prendre le temps d'appuyer sur pause. 15- Commencer à planter une clôture pour séparer notre jardin d'"agrément" de notre jardin "comestible" le soir alors que le soleil se couche. Partager les derniers rires de la journée, le soir, à l'abri de la couette.16- Planter le basilic en pleine terre, sans savoir vraiment ce que cela va donner. Se faire conseiller un joli livre par une amie, et le récupérer samedi. Manger une nectarine et enfouir le noyau dans le jardin, peut-être un arbre bientôt? 17-Un déjeuner en amoureux pour faire une pause dans la journée de travail. 18- Planter des semis de radis multicolores. 19- Passer la matinée à rêver devant le "royal wedding". Aller secourir trois nouvelles poules de réforme. Elles sont fatiguées, déplumées et mal en point. mais une nouvelle vie s'offre à elles. Bienvenue à Gertrude, Bergamote et Atalante. 20- Le quatre-quarts du goûter avec les oeufs frais ramassés le matin même (6 en tout!). 21- Et hop, encore un jour férié, se lever à l'aube pour ouvrir le poulailler, profiter des premières lumières du jour et du paysage. 22- Prendre le petit-déjeuner dehors sur la terrasse, au soleil. 23- Grosse fatigue en fin de journée, alors nous nous sommes accordés une soirée cocooning. 24- Les fraises rougissent chaque jour un peu plus. 25- Le morceau "Sir Duke" de Steevie Wonder sur la route du boulot. 26- Tricoter sur la terrasse au soleil en écoutant de la bonne musique. 27- Croquer la première fraise du potager de bon matin rouge comme les joues d'un enfant qui aurait trop couru. Préparer l'été sous une pluie battante et des orages à la chaîne. Bonne fête mamma! 28- Faire la route ensemble, profiter de chaque moment partagé. 29- Faire un semblant de grasse matinée... 30- Encore quelques aménagements au poulailler, et toujours plus de temps passé dehors 31- La fin d'un joli roman.
Ce fut un mois de février tourbillonnant. Il y a eu de la neige, du vent, des nouveautés au jardin et dans la maison, des mots doux échangés,des petits et grands changements et ce petit mois, déjà si court, est passé à une vitesse folle.
J'ai ressenti le besoin pendant ces moments de rapidité, de fugacité, de commencer un projet lent, un projet ronflant qui vacille entre mélancolie et réconfort. C'était ma façon à moi d'appuyer sur le bouton "PAUSE".
La pause a duré quelques mois, deux exactement. Ce gilet m'aura suivi dans le changement de saison, il a vu éclore les premières jonquilles, tulipes et autres jacinthes du jardin. Il a assisté à la construction de notre poulailler ( les poules arrivent bientôt!!!) et à l'aménagement de notre potager. Il m'a parfois lassé mais je suis tellement contente de l'avoir à présent, en espérant pouvoir le mettre un peu encore, le soir peut-être... On peut rêver.
* Le patron:
Imaginez une journée froide où les milliers de flocons tourbillonnant dans la tempête vous donnent envie d'enfiler votre gilet en laine préféré, de vous préparer une tasse de thé brûlant, d'ouvrir un livre, et de vous caler dans le canapé... Flaum est de ceux là.
Il se tricote en une seule pièce, du col vers le bas en côtes 1/1 et en "fishermans ribs ". Ce point donne une ampleur, un gonflant incroyable à la laine. On y plonge la main, on y revient, on presse la laine dans ses paumes; et on sourit. Car la douceur, le moelleux, apportent un vrai réconfort, qui apaise. Le tricot est une thérapie, on l'a dit cent fois.
* La laine:
Pour aller dans le sens de moelleux et du velouté conférés par les côtes, j'ai opté pour deux laines très légères, cotonneuses et subtiles qui sont extrêmement douces au contact avec la peau. J'ai mélangé deux nuances de bleu pour apporter un relief au travail fini. La laine Aire est une "laine soufflée" (blow yarn) composée de doux bébé alpaga et de laine mérinos confortable et chaude. Sa fabrication est unique : au lieu d'être filées, les fibres de bébé alpaga et de laine mérinos sont soufflées en un tube. Les vêtements réalisés dans cette laine sont environ 30-35 % plus légers que ceux faits avec une laine de la même épaisseur, filée de façon plus conventionnelle.
* Les plus:
Le gilet en lui-même est très simple mais chaque détail est réfléchi, la construction est déconcertante mais tellement astucieuse. Elle nous fait sortir des sentiers battus et c'est bon, tout simplement.
A la suite d'un grave accident de voiture, Hanna, une jeune Irlandaise à la vie rangée, se retrouve à l'hôpital. Pendant son séjour, elle va partager sa chambre avec une certaine Zelda Zonk, vieille dame de quatre-vingt-cinq ans, joyeuse et determinée. Très vite, une profonde amitié va naître entre ces deux femmes. Bientôt, Hanna découvre que Zelda Zonk était le nom d'emprunt de Marilyn Monroe quand elle voulait passer inaperçue. Hanna sait bien que c'est absurde, Marilyn est morte il y a presque cinquante ans, et pourtant. Tout en menant l'enquête, Hanna commence à réfléchir au sens de sa propre vie. Est-elle vraiment épanouie dans ce hameau perdu, dans ce mariage routinier ? Si vraiment Zelda est Marilyn, si elle a réussi à passer de la lumière à l'anonymat, pourquoi elle-même ne pourrait-elle pas changer de vie ? Une enquête savoureuse autour de Marilyn Monroe. Une grande histoire d'amour et d'amitié, émouvante et intense.
Cependant, un bruit léger s'échappait de l'autre moitié de la pièce, qui disait que la vieille dame ne dormait pas plus qu'elle. Ce n'était pas une respiration, mais une sorte de glissement feutré qui s'étirait régulièrement. Un peu malgré elle, Hanna se sentit réagir à ce rythme familier. Son esprit embourbé dans la déprime poisseuse qui suit l'euphorie s'éveillait de nouveau: elle reconnaissait cette petite musique, c'était le feulement d'un fil que l'on tirait à travers une toile. Prenant des risques inconsidérés, Hanna bougea de quelques centimètres de son poste de soldat à l'affût. Son oeil subitement intéressé s'arrêta sur le tambour à broder, seul chose qui dépassât du rideau de séparation. Elle reconnut la déformation particulière du pouce de la brodeuse, et se dit qu'elle partagerait au moins cette crampe-là avec sa voisine inconnue.
Les minutes s'égrainèrent doucement. Apaisée, Hanna suivait le mouvement régulier des doigts tirant l'aiguille, le coton rouge dessinant des volutes sur la toile bise. A sa manière de passer les fils derrière l'ouvrage, elle sut que la vieille dame n'était pas une brodeuse de circonstance; c'était une experte, comme elle.
Le silence s'étala, percé régulièrement par l'aiguille et le fil qu'on tirait, de l'autre côté du rideau. La conversation ne débutait pas, chacune craignant probablement de déranger l'autre. Cela ne pourrait pas durer, se disait Hanna, et les convenances exigeaient que ce soit elle qui salue la première.
Mais peut-être veut-elle qu'on lui foute la paix... Ou peut-être qu'elle est autiste , comme toi, couillonne! Il était temps.
"C'est du point de croix ce que vous faites?" Hanna entendit le son de sa propre voix, avec l'impression d'avoir sauté dans un puits. Elle n'avait pas pu faire ça.
La main au-dessus du tambour suspendit son geste, il y eut un grincement de literie, et le rideau s'ouvrit sur des cheveux très blancs et des yeux très bleus. Un sourire.
"Oui, du point compté. Vous connaissez?
Ce roman est une ode à la bonne humeur et à l'amitié. C'est un petit gâteau au beurre que l'on savoure sur fond de paysages irlandais. J'ai lu ce livre presque d'une traite tant l'intrigue est bien menée. Tout comme Hanna, on a envie de savoir, on s'attache aux personnages, on a presque l'impression de faire partie de la famille.
Et je viens de voir que ce roman connaît une suite: Hanna. Autant vous dire qu'il est déjà dans ma liste d'envies.
En ce moment je collectionne les coups de coeur en tricot, comme l'on collectionne les coquillages. On cherche le produit parfait, celui le plus insolite. On fait attention à la couleur, à la forme; et enfin on le trouve et on ne cesse plus de l'admirer.
Le gilet Falling leaves est comme ça; c'est un petit trésor. C'est un beau et grand gilet que je peux porter tout au long des saisons. En veste douillette au printemps et à l'automne tout comme en bon gros gilet en hiver.
Il se tricote du haut vers le bas et le dessin dans le dos de ces feuilles qui tombent lui donne un petit plus non négligeable. Je l'adore purement et simplement. En amoureuse de la nature qui se respecte, j'affectionne tout particulièrement tous les tricots comportant un motif de feuilles, branches ou tout autre éléments "naturels. Alors, ce gilet, c'était un peu comme une évidence pour moi.
Je l'ai tricoté assez vite, la laine étant épaisse et le motif addictif. D'ailleurs c'est drôle parce qu'une fois que je le porte, j'ai tendance à oublier le motif dans le dos. Mais il y a toujours quelqu'un pour m'en faire un complment et ça me fait sourire à chaque fois!
J'ai juste mis une éternité à me décider à coudre les boutons. D'ailleurs, pour être tout à fait honnête ce n'est même pas moi qui les ai cousu mais bien ma maman (comme d'habitude). Il va vraiment falloir que je m'oblige un jour à m'atteler à cette tâche, ce n'est plus possible. Surtout que j'adore tricoter puis porter des gilets. Je trouve qu'on peut les assortir à beaucoup de vêtements de notre garde robe...Mais coudre les boutons, franchement, c'est la plaie pour moi!
Enfin, il est là, il est beau, il est chaud et il a tout pour plaire.
Le jour où je vais disparaitre, j'aurai été poli avec la vie car je l'aurai bien aimée et beaucoup respectée. Je n'ai jamais considérée comme chose négligeable l'odeur des lilas, le bruit du vent dans les feuilles, le bruit du ressac sur le sable lorsque la mer est calme, le clapotis. Tous ces moments que nous donne la nture, je les ai aimés, chéris, choyés."
Promenades en bord de mer et étonnements heureux - Kersauson.
Cela fait maintenant deux ans que nous avons fait une place, dans notre jardin, à un potager. L'année dernière, il était assez petit et avait beaucoup souffert des inondations d'avril. Cela ne l'avait pas empêché de nous fournir en courgettes, concombre (un survivant) et framboises.
Cette année, nous avons vu les choses en plus grand. Mon paternel est venu avec une moto bineuse (empruntée au voisin qui lui-même la tenait de je ne sais où, bref) et nous avons délimité un carré plus grand dans lequel j'ai pu semer et/ou planter: des tomates cerises et normales, des concombres, des salades, des potirons, de la rhubarbe, des fraises, des framboises, des pommes de terre et des courgettes!
Je suis une grande amatrice et dévoreuse de fruits et légumes en tout genre alors ce potager c'est vraiment une grande fierté. Alors au delà des fruits chipés ça et là et dévoré tout crus, j'essaye de trouver des jolies et bonnes recettes pour faire un sort à mes légumes.
Pour aujourd'hui, ce sera donc:
GRATIN DE COURGETTES (du potager donc) et MOZZARELLA
Ingrédients:
2 oeufs
12 cl de crème liquide
1 belle courgette ou deux
1 boule de mozzarella
sel, poivre
- Préchauffer le four à 180°C
- Couper les courgettes et la mozzarella en rondelles
- Faire cuire les courgettes 10 minutes dans de l'eau bouillante. Égoutter et réserver.
- Dans un saladier, fouetter les oeufs avec la crème, el sel et le poivre.
- Dans un plat à gratin, déposer les rondelles de courgettes et de mozzarella en alternant, verser la préparation par dessus de façon homogène.
En cette semaine brumeuse, j'ai finis de tricoter un châle chatoyant pour ma maman. Elle me l'avait demandé il y a de cela 5 mois environ (j'ai honte) et j'ai beaucoup reculé l'échéance car je voyais en ce châle tout le potentiel ennuyeux et interminable de la bête...
Et, ça n'a pas loupé. En même temps, il ne fallait pas s'étonner: une marée de jersey, quelques trous trous et une dentelle qui se tricote perpendiculairement sur 14 rangs que l'on répète à l'infini...Je crois que vraiment il m'aurait fallu un peu d'alcool! J'ai quand même mis un mois à la finir. Heureusement ma maman est patiente!
Mais j'en suis venue à bout. Tout d'abord parce qu'il est pour ma maman qui avait déjà beaucoup attendu et aussi parce que je déteste détricoter un ouvrage tout simplement parce qu'il m'ennuie.
Autre petite déception, ma maman voulait un grand châle dans lequel s'emmitouffler mais je le trouve petit... Je pense donc lui en tricoter un autre pour Noël, dans une laine plus épaisse et avec un drapé plus ample!
Ce Merlot est donc un châle très beau mais qui demeure un petit boulet que je suis bien contente d'avoir vu tomber de mes aiguilles!
Le tricot reste toujours un instant de plaisir pour moi, un moment de détente où je retrouve ma bulle. D'ailleurs, ce que j'aime vraiment c'est le procédé du tricot plus que le résultat final. Je fais d'ailleurs un rêve récurrent, qui m'apaise énormément: je suis assise dans un grand fauteuil (comme celui de Dumbledore) et je tricote une écharpe au point mousse à l'infini...
Châle Merlot de Elise Dupont - Laines Meri'laine coloris champagne et Drops lace (en double) coloris lie de vin (vous le voyez le super lien entre le nom du châle et ceux des laines?) - Aiguilles 4.5 mm
Lors d'une escapade en ville, j'avais acheté cette jolie jacinthe. J'en achète tous les ans parce que ses couleurs variées, son parfum enivrant et l'attente de son "éclosion" font de cette fleur une vraie parenthèse printanière dans ces longs jours bien froids. Elle a fleuri en début de semaine, comme pour me donner du courage. J'adore sa couleur si douce et si légère et elle embaume dans toute la maison.
Cette semaine j'ai aussi pris le temps de ranger mon bureau. C'est un éternel recommencement en vérité: je range, puis je sors ma laine, mes aiguilles, mon mètre couture, mes accessoires divers et variés...Et c'est de nouveau le chantier! Alors, j'ai voulu immortaliser cet ordre éphémère, ce petit coin de tranquillité où je passe l'essentiel de mon temps!
Mais surtout, cette semaine, j'ai eu une folle envie de mettre le nez dehors.
J'ai profité d'une météo très clémente et ensoleillée pour aller crapahuter dans les rochers d'Angennes. J'aime particulièrement cet endroit. Il y règne un calme uniquement interrompu par le chant des oiseaux et le bruissement dans les feuilles. C'est un vrai plaisir de longer les cours d'eau, de border les étangs et de suivre minutieusement la signalétique du GR comme dans un jeu de pistes. Nous en sommes revenus assez fatigués mais tellement contents.
Ce week-end j'ai prévu beaucoup de tricot, un peu de cuisine sucrée et gourmande., des balades en forêt et du repos aussi.
Aujourd'hui, j'avais envie de parler chiffons. Je ne suis pas une grande "modeuse"; aux habits tendances et chics, je leur préfère ceux confortables, avec une valeur sentimentale, un coup de coeur dans une petite boutique...Ce qui n'empêchait pas mon placard de déborder.
Je suis frileuse et j'ai tendance à accumuler les pulls, les sous pulls, les tee-shirts à manches longues, les pantalons...Pour me retrouver à toujours porter les mêmes pièces.
Alors , j'ai ouvert bien grand mon placard, j'ai tout sorti et j'ai fais LE tri. Je me suis imposée deux grandes sections:
- Ce que je mets souvent (voire tout le temps)
- Ce qui dort au fond du placard depuis bien trop longtemps que j'ai divisé en
je jette (habits très usés, abîmés...)
je recycle (brocante, don, upcycling)
et un seul mot d'ordre: préférer la qualité à la quantité.
Après une bonne après-midi, où j'ai vraiment pris du plaisir à ranger, ma garde robe se retrouve désormais réduite à:
6 pulls chauds
3 pulls légers
4 tee-shirts à manches longues
5 tee-shirts à manches courtes
1 chemise
1 jean
4 pantalons
2 shorts
2 robes
2 jupes
2 manteaux / 1 veste
1 ciré (c'est de saison)
Au début, j'ai eu peur de ne rien avoir à me mettre sur le dos au bout d'une semaine. Mes craintes se sont envolées! Après un mois de pratique, les résultats sont plutôt concluants: moins de lessive, moins de repassage, moins de temps passer à gamberger devant mon placard, des tenues plus faciles à associer, des vêtements auxquels je tiens vraiment et que je trouve du plaisir à porter.
Mes jolis tricots prennent toujours plus de place dans mon placard mais dans mon petit coeur de tricoteuse aussi. D'ailleurs, je ne désespère pas un jour de me passer définitivement des magasins pour m'habiller; que ce soit en tricotant mes propres pièces où en chinant dans les brocantes et autres friperies.
En ce qui concerne plus précisément le tricot, en tant que loisir créatif, je ne voulais pas me fixer de règles. Je souhaitais continuer à tricoter ce dont j'avais envie plus que ce dont j'avais réellement besoin... Mais cette philosophie aussi est en train de changer. J'essaye de rationnaliser au maximum mes laines et de leur trouver un projet "utile" mais non moins agréable. D'ailleurs, cela fait un mois que je n'achète plus de laine, je ne suis pas en manque et ma malle est loin d'être vide. En revanche, je ressens un réel bien être à piocher dans mes réserves,à utiliser mes laines et à ne pas voir mon espace envahi mais au contraire désencombré!
Depuis mi-décembre, j'ai la grande joie d'être devenue tata; une tata qui tricote qui plus est. Depuis ce jour là (et même avant) je ne boude pas mon plaisir de tricoter de la layette. J'ai ainsi découvert le monde merveilleux du tricot pour bébé, les couvertures, les bonnets, les petits pulls, les jolis gilets... A ne plus savoir où donner de la tête. Mais cette frénésie s'accompagne aussi de la peur de décevoir, enfin, de ne pas faire plaisir une fois le projet terminé.
Alors, je mets un point d'honneur à impliquer la maman, lui demander les couleurs qu'elle aime, ce qu'elle préfère mettre à sa petite fille... pour être sûre que le cadeau sera apprécié, certes, mais aussi étrenné.
Pour ce gilet, j'ai un peu dû déroger à la règle. Il s'agissait d'un test tricot secret pour Anaïs alias mathulenille sur Instagram ou Miss H sur Ravelry. J'ai donc respecté la règle du silence et tricoté sans en toucher un mot à personne.
Le gilet s'appelle Bertille. Ce prénom est inspiré du terme germanique "berht" qui signifie "brillant". Et brillant, c'est exactement ce qui qualifie au mieux ce patron. Travaillé d'un seul tenant, il est décoré d'une magnifique dentelle (très facile au demeurant) sur la poitrine. Le modèle se termine en cousant les côtés et le dessous des manches.
4 petits boutons agrémentant le plastron et donnent à ce petit haut un joli côté rétro et vintage.
Ce patron est disponible dès aujourd'hui sur Ravelry.
Cardigan Bertille de Miss-H - laine Yowza Whatta skein! coloris Adobe - Aiguilles 4.5 mm