Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l'exception de son coeur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l"existence. Entre « Le Journal de Bridget Jones » et « Love Story », l'histoire de Diane nous fait passer par toutes les émotions. Impossible de rester insensible au parcours tantôt dramatique tantôt drôle de cette jeune femme à qui la vie a tout donné puis tout repris, et qui n'a pas d'autre choix que de se reconstruire. ( Les gens heureux lisent et boivent du café, Agnès Martin-Lugand).

 

 

"J'y étais. J'étais à Mulranny. Devant ce cottage dont j'avais à peine regardé les photos sur l'annonce. J'avais dû traverser tout le village et prendre la route chaotique de la plage pour arriver au bout de mon périple. J'aurais des voisins, une autre maison se tenait à côté de la mienne. Un petit bout de femme arriva vers moi et me salua de la main. Je me forçai à sourire."

 Un vrai bijou, une merveille qui se lit d'une traite en une après-midi; ce fût mon cas en tout cas. Ce n'est pas vraiment l'histoire d'un deuil mais plutôt d'une renaissance possible malgré la douleur que l'on n'oublie mais avec laquelle on apprend à vivre.